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	<title>Ecrire ensemble</title>
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	<description>Un blog d&#039;écriture</description>
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		<title>La crique des chimères</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 20:06:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erialc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Une jeune femme cherche désespéremment son mari disparu en mer. Un jour elle aperçoit son bateau échoué sur la plage. Chimère ou réalité ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>La crique des chimères</h1>
<p>Il est midi, la matinée s’achève, je me précipite à l’extérieur pour  rejoindre mon poste d’observation. Pendant la pause déjeuner, je quitte  le travail pour me rendre sur une crique, celle qui se situe en  contrebas du village. J’aime cet endroit. Je dévale la pente qui mène au  bord de l’eau, je trempe mes pieds dans l’eau salée et je respire  profondément l’air du large. Je marche un peu le long des rochers. Je  grimpe sur le mien, le plus haut, celui qui me permet d’observer toute  la crique et j’attends. Rien ne se passe. Je ne vois rien. Il n’est pas  là. Pourtant je suis certaine de l’avoir aperçu la semaine dernière et  depuis, plus rien. L’heure tourne. Je dois regagner mon bureau. Je  reviendrai demain.</p>
<p>Les jours passent, la crique est toujours déserte. Aujourd’hui je  suis en retard à mon rendez-vous quotidien. Je cours vers la mer et en  arrivant, j’entrevois un objet sur la plage, une rame. Enfin un signe.  Je rejoins mon rocher et je fixe mon trophée. Je n’y toucherai pas. A  qui peut-elle appartenir? Mais le lendemain la rame a disparu. Je  m’inquiète. En rentrant, je me confie à mon amie Fleur. Elle se propose  de m’accompagner pour me rassurer. Cette fois, nous sommes deux au bord  de la crique. Nous nous installons sur mon rocher. Je regarde le bord de  la plage et j’aperçois à nouveau la rame. Excitée, je la montre à Fleur  qui se tourne vers la direction indiquée. Mais elle ne distingue que  quelques cailloux, rien d’autre. J’ai beau ouvrir puis fermer les yeux  plusieurs fois, elle est toujours là et Fleur ne voit rien. Je n’insiste  pas. Je perçois dans son regard de la compassion. En silence, nous  regagnons le village. Demain, je reviendrai avec mon appareil photo.</p>
<p>Le week-end s’annonce radieux. Le village est animé, c’est le jour du  marché. Un appareil photo dans mon sac à dos, je me dirige vers la  crique quand j’aperçois un bateau échoué au bord de la mer. Vite, je  dévale la pente, je rejoins mon rocher pour prendre une photo. J’aurai  enfin une preuve à montrer à Fleur. Je n’en crois pas mes yeux. Je reste  là, en surplomb, à contempler ma trouvaille. Je n’ose pas m’approcher  de peur qu’elle ne disparaisse en fumée. De retour à la maison, sans  attendre, je visualise mes prises de vue. Et là, je reste figée. Il n’y a  ni bateau, ni rame sur les photos. Impossible, j’ai dû faire une  mauvaise manipulation.</p>
<p>Une nouvelle semaine commence. Je reprends le chemin du travail et je  retrouve comme chaque jour depuis un mois ma crique. Cette fois-ci, dès  mon arrivée sur les lieux, je ressens une présence. Je ne suis pas  seule, c’est certain. Je ne distingue pas encore le morceau de plage où  se situe le bateau. Mon cœur s’accélère. Je me dissimule derrière les  rochers pour rejoindre le mien. Je reste cachée, de peur d’être repérée.  Je me décale un peu vers la gauche et j’aperçois une ombre autour du  bateau. J’attends qu’elle se déplace pour que je puisse distinguer une  silhouette. Mais oui, c’est lui, c’est Jacques. Je le reconnais. Il n’a  pas disparu. Il est là. L’émotion est tellement forte que mes yeux se  troublent et je tombe brutalement à terre. J’ai perdu connaissance.  Lorsque je me réveille, je suis dans ma chambre. Pierre est là, près du  lit. Depuis mon plus jeune âge, mon frère veille sur moi. Je le croyais  en voyage d’affaires. Il me regarde avec beaucoup de tendresse et  d’inquiétude. En début d’après-midi, je lui propose de m’accompagner à  la crique pour voir Jacques et son bateau. Sans rien dire, Pierre  descend avec moi vers le rivage. Et là, ma vision se trouble à nouveau,  je ne veux pas y croire, je ne vois plus rien. Jacques n’est plus là,  son bateau non plus. J’aurais aimé partager ce moment de bonheur avec  Pierre. Mais en vain. Jacques et Pierre se sont toujours beaucoup  ressemblés : la même silhouette, la même gentillesse et presque la même  voix. C’est peut-être pour cela que je suis tombée amoureuse de Jacques.  Je voyais en lui mon frère tant aimé.</p>
<p>Pierre ne veut pas me laisser seule et m’invite ce week-end à  déjeuner chez lui, dans sa grande propriété. A côté de la maison  principale, il a fait construire une annexe. Après le déjeuner, Pierre  s’assoupit. Je profite alors de son repos pour prendre l’air. Poussée  par ma curiosité, j’ouvre la porte de l’annexe et de nouveau mon cœur  s’emballe. Je tombe nez à nez avec le bateau de Jacques, celui qui était  présent quelques jours auparavant au bord du rivage. Las de toutes ces  visions, je claque la porte et retourne auprès de Pierre qui vient de se  réveiller. Je n’ose pas lui parler de ma trouvaille de peur de voir  disparaître le bateau. Que penser de tout cela? Une vision, la réalité,  une mise en scène de Pierre ? Il n’était peut-être pas en voyage  d’affaires. Et si c’était Pierre qui était sur la plage, s’il avait  décidé de faire revivre Jacques pour me faire plaisir. Pierre devine mes  interrogations à travers mon regard et pour mettre fin à mes doutes, il  m’avoue qu’il est bien parti en voyage d’affaires, qu’il a loué ce  bateau et qu’il n’a aucune nouvelle de Jacques. Cette fois, c’est  certain, il ne reviendra pas. Je dois me rendre à l’évidence et inventer  une vie sans lui.</p>
<p>Le lendemain, je retourne à la crique et je constate qu’il n’y a plus  rien, la plage est vide. Je me rends ensuite chez Pierre. Je pousse la  porte de l’annexe, le bateau ne ressemble plus à celui de Jacques. Je  dévisage longuement Pierre, j’écoute sa voix avec attention. Non, je ne  vois plus Jacques à travers Pierre. Finis les rêves, les visions, les  espoirs, les contemplations solitaires. Je suis sur la voie de la  guérison, ou plutôt je m’en persuade. J’ai abandonné ma crique, mon  rocher et mon village. J’habite maintenant en ville et c’est mieux  ainsi.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dans une autre dimension</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 20:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erialc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[A la recherche de la Vénus d'Ille, une jeune lycéenne découvre un univers étrange où les livres ont une âme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Dans une autre dimension</h1>
<p>C’était un mois d’octobre très automnale. Les rues étaient vides, les  magasins fermés, comme si la vie s’était arrêtée. Je me dirigeais vers  la bibliothèque. Mes grands-parents m’avaient expliqué le chemin.  J’avais beau connaître la ville depuis un certain nombre d’années, je  n’étais jamais entrée dans cette bâtisse.</p>
<p>Pendant ces vacances à la campagne, je devais lire « la Vénus d’Ille »  de Prosper Mérimée. Peut-être était-il à la bibliothèque. Toujours très  attirée par les ambiances feutrées de ces lieux remplis de livres,  j’avais hâte d’atteindre ma destination et passer une après-midi à lire.  La pluie commença à tomber. Je pressais le pas pour ne pas arriver  trempée quand j’aperçus un vieux bâtiment au bout de la rue qui  ressemblait fortement à la description que m’en avaient faite mes  grands-parents. Pour pénétrer à l’intérieur, il fallait gravir un grand  escalier en pierre et pousser une très grande porte en bois qui bien sûr  grinça bruyamment.</p>
<p>Je rentrai alors dans une large salle où des rangées de livres  s’étalaient devant moi. Au fond à droite, je fus intriguée par un mur  rempli de livres anciens, sur lequel était posée une très grande  échelle, indispensable pour celui qui voulait accéder aux livres les  plus proches du plafond. Le lieu était très peu éclairé, très  silencieux, très mystérieux. Je partis à la recherche de la « Vénus  d’Ille » à travers les rangées, en commençant par celle de gauche.  J’avais beaucoup de mal à comprendre le classement de tous ces livres.  En hauteur, je pus lire sur un panneau : romans policiers. Je fis  demi-tour et me dirigeai vers l’entrée pour avoir une vue d’ensemble et  examiner les autres panneaux. J’étais seule, personne pour m’expliquer  le fonctionnement de cet endroit. En grande habituée des bibliothèques,  j’allais bien comprendre. Je pris la rangée réservée aux romans et  nouvelles. Les ouvrages n’avaient pas l’air d’être classés selon l&#8217;ordre  alphabétique des auteurs. J’essayais en fonction du titre. Toujours  pas. Peut-être selon l’édition ou bien l’année de parution. Dans ce cas,  la recherche allait être bien longue et bien compliquée. Surtout que je  ne possédais pas toutes ces informations. Je guettais à nouveau dans  les autres rangées une éventuelle présence humaine mais sans succès.  Bien décidée à trouver ce livre, je continuais mon exploration.</p>
<p>Dans un silence de plomb, je fus alertée par un bruit soudain, venant  de derrière moi. Mon cœur battait tellement fort qu’il allait bientôt  sortir de ma poitrine. Quelle fut ma stupeur de voir qu’un livre venait  de tomber de son étagère. Légèrement tremblante et très peu rassurée, je  me dirigeai vers lui et entrepris de le ramasser. Ce n’était qu’un  objet mais j’avais peur qu’il soit vivant. Un livre vivant, quelle  bêtise ! Mais comment était-il tombé tout seul ? Mon cœur battait la  chamade lorsque je m’aperçus que je tenais dans les mains « La vénus  d’Ille », le livre que je recherchais. Par magie il était tombé tout  près de moi, comme si un esprit généreux voulait me faciliter la tâche.  Toujours très peu rassurée mais à la fois excitée par ces événements  mystérieux, j’ouvris ce livre d’une centaine de pages avec en couverture  une statue de couleur sombre posée devant un mur marron très lugubre.</p>
<p>J’avais mon après-midi devant moi. Ayant déjà perdu du temps à cause  de mes errances au bon milieu de tous ces livres, je m’installai  confortablement dans un fauteuil et commençai rapidement la lecture de  la nouvelle de Prosper Mérimée. Me voilà plongée au cœur de la catalogne  près de la ville d’Ille où une statue de bronze vient d’être déterrée  par hasard dans la propriété d’un antiquaire du coin. La Vénus est  installée dans le jardin, près du terrain de jeu de Paume. Elle effraye  les habitants de la ville. Elle porterait malheur et aurait été à  l’origine d’accidents. Le propriétaire de cette découverte marie bientôt  son fils, un passionné et joueur de jeu de Paume. Le jour de son  mariage, il ne peut s’empêcher de participer à une partie sur le terrain  qui juxtapose le jardin familial. Il porte à la main la bague qu’il  envisage d’offrir à sa future femme. Mais gêné dans ses mouvements, il  s’en débarrasse le temps de finir la partie, l’enfile alors à  l’annulaire de la statue. Une fois la partie terminée, ils partent tous  pour le mariage oubliant la bague restée au doigt de la Vénus de bronze.  Après le mariage, le fils veut reprendre la bague mais la Vénus résiste  en refermant sa main. Il essaye à nouveau sans succès. C’est à elle  maintenant. Cette statue avait-elle des pouvoirs surnaturels ? C’était  donc vrai, comme le pensaient les autres de la ville, elle était  maléfique. J’aurais aimé l’approcher, la toucher, la voir moi aussi.</p>
<p>Je ressentis subitement une présence tout proche de mon fauteuil.  J’interrompis ma lecture, levai la tête et vit devant moi, le fils de  l’antiquaire et sa statue. Je poussai un cri, me raidis sur mon fauteuil  essayant de disparaître de ce cauchemar mais celui-ci me demanda de  l’aider à enlever la bague. Que faire, fuir, lâcher le livre, appeler au  secours, la bibliothèque était vide. Tout cela semblait tellement  irréel mais j’eus pitié de ce pauvre jeune marié et l’aida à ôter la  bague, tout en regardant la Vénus dans les yeux qu’elle avait fort beaux  par ailleurs. J’étais rentré dans l’histoire et j’allais peut-être la  changer. Allait-elle accepter avec moi ? Je pris la main de la Vénus, je  fis glisser la bague le long de son annulaire et la Vénus ne résista  pas. J’avais réussi, je tenais maintenant la bague dans ma main. De peur  que la statue ne veuille la reprendre, je me tournai rapidement vers le  fils pour lui rendre la bague et à ce moment là une énorme sonnerie  retentit dans la bibliothèque qui me fit à nouveau crier. Une voix  féminine indiqua la fermeture de l’établissement. En un instant, le  fils, la statue et la bague avaient disparu. Je ne tenais plus que le  livre de Mérimée.</p>
<p>Assise dans le fauteuil, j’examinai avec stupéfaction ce lieu,  essayant de comprendre si je venais de la quatrième dimension ou si je  m’étais assoupie et sortais d’un rêve étrange. Je n’avais pas fini mon  livre. Il me fallait revenir demain. Je notai la dernière page lue et me  dirigeai vers la sortie. Brusquement, je me trouvai en face d’une jeune  femme, sûrement la bibliothécaire, qui m’ouvrit la porte et me demanda  si j’avais fait de bonnes rencontres. Le visage interrogatif, je lui  répondis qu’en effet l’après-midi avait été très riche en événements.  Elle me souhaita alors une bonne soirée et me dit à demain.</p>
<p>En marchant dans les rues de la ville, toujours aussi désertes et  aussi tristes, je repensai à tout cela. Est-ce que j’avais modifié le  cours de l’histoire ? Sûrement pas, l’œuvre de Prosper Mérimée ne  pouvait pas être changée. Sinon, qu’allait-on apprendre à l’école ? Oui,  je reviendrai demain. Il fallait que je retrouve mes personnages, en  vrai ou en fiction.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Au coeur des cirques de la réunion</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 15:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erialc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos voyageurs partent à la découverte de la Réunion, traversent l'île en empruntant les cirques de Cilaos, Mafatte et Salazie pour finir au coeur du cratère du Piton de Fournaise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Au coeur des cirques de la réunion</h1>
<p>Ils se sont mariés en Bourgogne. Cette journée fut marquée par un  temps pluvieux et très frais. Les pauvres invités du sud de la France  étaient frigorifiés. Huit jours après, les jeunes mariés allaient partir  en voyage de noce à la réunion. Non pas pour se reposer dans un hôtel  luxueux au bord de la mer, mais pour onze jours de randonnée au cœur de  la montagne réunionnaise.</p>
<p>Le départ en avion était prévu à 22h15, le dimanche 12 avril 1992 à  Roissy. Ils avaient choisi de faire confiance à l’UCPA pour organiser  leur séjour. L’organisme s’occupait de tout et mettait un guide  réunionnais à la disposition des participants. Le groupe devait se  constituer à 21h00 dans l’aérogare 2 de Roissy où un membre de l’UCPA  était présent pour distribuer les billets. Ce fut pour nos jeunes mariés  l’occasion de faire connaissance avec les autres futurs randonneurs.</p>
<p>Le vol Air France de Paris à St Denis allait durer environ 15 heures.  L’embarquement eu lieu à 22h15 comme prévu, à bord d’un Boing 747.  L’avion transportait de nombreux jeunes réunionnais qui venaient de  finir leur service militaire en métropole et qui rentraient au pays.  Pour se distraire, la compagnie avait prévu de projeter un film, mais  une panne bien réelle et durable empêcha tout divertissement. Les jeunes  réunionnais se chargeaient de l’ambiance avant le repas du soir qui fut  servi à minuit. Dormir dans l’avion ne fut pas simple. Les passagers  essayèrent malgré tout de se reposer. A 8h00 du matin, les hôtesses  vinrent servir le petit déjeuner. Encore manger ! En effet, lors d’un si  long voyage en avion, nos passagers ont souvent l’impression d’être  gavés. C’est sûrement pour passer le temps !</p>
<p>Après avoir survolé Genève, l’Italie, le Caire et Djibouti, l’avion  fit escale aux Seychelles à 9h30 du matin, soit 11h30 heure locale. La  température extérieure était de vingt-neuf degrés, mais le chaleur  humide rendait l’atmosphère suffocante. De retour dans l’avion, le repas  de midi fut alors servi. Le lundi 13 avril, à 14h00 heure locale,  l’avion se posa sur le tarmac de l’aéroport de St Denis de la Réunion.  Le voyage était enfin terminé. Le pilote annonça une température  extérieure de vingt-cinq degrés. A son arrivée, le groupe fut pris en  charge par l’UCPA et transféré en bus à St Denis. Quant à nos jeunes  appelés, ils furent accueillis par leur famille avec ferveur et  enthousiasme.</p>
<p>Jean-Bernard, dit Bernard, guide de haute montagne, employé par  l’UCPA accueilla le groupe et conduisit tout ce petit monde à l’hôtel du  centre. Après une douche et un peu de repos, Bernard leur donna  rendez-vous à 15h30 en bas de l’hôtel. Ils se rendirent ensuite à la  maison de la montagne et Bernard effectua une présentation du périple  qui les attendait. A l’aide d’une carte en relief, il indiqua le chemin à  suivre et chacun découvrit avec un peu d’effroi l’important dénivelé à  parcourir quotidiennement.</p>
<p>Le groupe était constituer de dix personnes : Yann et Roland deux  Alsaciens, Jean-Marc un Lorrain, Jean-Philippe et Catherine un couple du  Nord de la France, Christine un Bretonne, Corinne et Patrick de Paris,  sans oublier nos jeunes mariés.</p>
<p>A la grande surprise du groupe, la nuit était déjà tombée à 18h00.  Aussi, très rapidement, un repas créole fut servi à l’hôtel en compagnie  bien sûr de Bernard qui restera avec eux jusqu’à la fin du séjour. Ce  délicieux repas était composé d’une salade en entrée, d’un carry de  poisson accompagné de riz et de haricots rouges, plat typiquement  réunionnais, suivi d’un indescriptible dessert glacé. Pendant le repas,  les langues se délièrent. Jean-Marc avait un fort accent lorrain et  celui de Bernard était difficile à comprendre par les métropolitains.  Mais à la grande stupeur de Bernard, et ceci pour la première fois de  son existence de guide, il n’arriva pas à comprendre un métropolitain.  Cette situation rendit hilare tout le monde, une bonne entrée en matière  avant d’entamer le long périple. La soirée fut joyeuse et chaleureuse.  Bernard su se faire adopter par le groupe et Jean-Marc s’annonça comme  le comique de l’équipe. Il sera très rapidement rejoint par d’autres  acolytes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Revenez pour lire la suite.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cinq virtuoses au milieu des montagnes</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 15:42:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erialc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Leur d'un voyage en Corse, nos voyageurs découvrent la musique corse au milieu des montagnes. Croyant assister à une représentation de rue, ils se retrouvent au milieu des corses à écouter un formidable concert.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Cinq virtuoses au milieu des montagnes</h1>
<p>Lors de notre séjour en Corde à Zonza près des aiguilles de Bavella,  nous avons assisté à un concert de musique corse sur la place de  l’église à Lévie. Ce moment magique nous a laissé un souvenir  inoubliable.</p>
<p>En se baladant dans le village de Zonza, nous sommes tombés sur une  affiche signalant la présence du groupe Cinqui Voci à Lévie, donnant un  concert sur la place de l’église le jeudi 9 août 2007. Nous n’avons  jamais assisté à un concert de musique corse. Lévie est situé à quelques  kilomètres de notre résidence de vacances. C’est une très bonne  occasion de découvrir un style musical très ancré dans la culture corse.  Et puis si nous n’accrochons pas, nous aurons toujours la possibilité  de partir puisque le concert se déroule sur la place de l’église. Nous  ne perturberons pas son déroulement si nous nous éclipsons discrètement.</p>
<p>Le concert commence officiellement à 9h00. Nous nous préparons pour être sur place à 8h45.</p>
<p>Revenez pour lire la suite.</p>
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		<title>Un mystérieux message</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 15:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>erialc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Une jeune journaliste égyptienne rencontre une homme d'affaires qui lui confie un message très intriguant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Un mystérieux message</h1>
<p>Sur le port de Marseille, une foule bigarrée s’apprête à embarquer  sur le Cléopâtre, un paquebot assurant la liaison régulière avec  Alexandrie. Parmi les passagers, une jeune journaliste égyptienne rentre  dans son pays. Ses vacances en France sont bel et bien terminées mais  Briska réalise enfin son rêve : faire une croisière sur la Méditerranée.  Briska est une femme élégante, mince, coiffée d’un chignon et portant  un tailleur noir.</p>
<p>Dès son arrivée à bord, un membre de l’équipage l’accompagne jusqu’à  sa cabine, semblable à une chambre d’hôtel, spacieuse, avec vue sur la  mer. Briska pose ses affaires et se précipite sur le pont extérieur pour  voir s’éloigner les côtes françaises. Comme à son habitude, le  commandant actionne les sirènes du bateau à la sortie du port. Le temps  est calme, aucune tempête n’est annoncée, des conditions idéales pour un  voyage tranquille.</p>
<p>Chaque jour, l’équipe d’animation organise une soirée dans le salon  principal. Aujourd’hui, le commandant a invité plusieurs personnalités à  sa table. Alors que Briska échange quelques impressions avec ses  voisins de table, son regard se porte brusquement sur un homme qu’elle  semble connaître. Il s’agit de Dami Shadira, homme d’affaires égyptien.  Ils se sont rencontrés au dernier salon des entrepreneurs du Caire. Elle  préparait alors un article sur la situation économique en Égypte. Cet  homme l’avait fascinée par son charisme et ses idées novatrices. Shadira  se dirige vers elle et entame la conversation :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mademoiselle Briska Sami, quelle surprise !</p>
<p>— Bonjour, Monsieur Shadira.</p>
<p>— Êtes-vous en mission pour votre journal, allez-vous écrire un  article sur la vie à bord d’un paquebot rempli d’hommes d’affaires ?</p>
<p>— Non, non, je suis en vacances.</p>
<p>— Puis-je vous offrir un verre ?</p>
<p>— Volontiers ! &nbsp;&raquo;</p>
<p>Le lendemain, le rêve de Briska s’achève. Elle scrute l’horizon une  dernière fois pendant que le Cléopâtre accoste lentement le long du  quai. Maintenant que les passerelles sont installées, les passagers  peuvent enfin descendre. Soudain, Briska aperçoit Dami Shadira, très  impatient de récupérer sa voiture de location, quelque peu anxieux,  comme si un danger le menaçait. Elle s’approche de lui et dit :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout va bien, Monsieur Shadira ?</p>
<p>— Briska, je ne peux pas vous parler, mais je vous donne ceci.  Portez-le à son destinataire. C’est une question de vie ou de mort.  Adieu Briska. &nbsp;&raquo;</p>
<p>La voiture s’éloigne rapidement. Le message est adressé à un certain  &laquo;&nbsp;Omar&nbsp;&raquo; rue du port. Sans se retourner, Briska décide de partir à la  recherche de ce mystérieux personnage. Pour cela, elle examine chacune  des échoppes installées le long du quai, quand soudain son regard se  fixe sur l’enseigne d’une petite librairie où est écrit &laquo;&nbsp;Chez Omar&nbsp;&raquo;.  Briska s’approche d’un homme occupé à placer des livres sur un  présentoir extérieur et lui dit :</p>
<p>&laquo;&nbsp;M. Omar ?</p>
<p>— A votre service, Mademoiselle !</p>
<p>— J’ai un message pour vous de la part de Monsieur Shadira.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le visage d’Omar change subitement. Briska comprend alors que sa mission est terminée.</p>
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